Charles BAUDELAIRE, Les fleurs du Mal

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INTRODUCTION

Œuvre majeure de Charles Baudelaire, le recueil de poèmes Les Fleurs du Mal, intégrant la quasi-totalité de la production poétique de l’auteur depuis 1840, est publié le 23 juin 1857 et a été réédité en 1861. C’est l’une des œuvres les plus importantes de la poésie moderne, empreinte d’une nouvelle esthétique où la beauté et le sublime surgissent, grâce au langage poétique, de la réalité la plus triviale et qui exerça une influence considérable sur les poètes de son époque.

 II. RESUME  ET STRUCTURE DE L’ŒUVRE

 Le poète divise son recueil en six parties : Spleen et idéal, Tableaux  parisiens, Le Vin, Fleurs du mal, Révolte et La Mort. Il y a un premier  poème, qui sert de prologue, appelé "Au Lecteur".

Cette construction reflète son cheminement, sa quête : spleen et idéal, tout d'abord, constitue une forme d'exposition ; c'est le constat du monde réel tel que le perçoit l'écrivain. Les 3 sections suivantes en procèdent, dans la mesure où elles sont des tentatives de réponse au spleen, d'atteinte de l'idéal. Baudelaire s'aventure à cette fin dans les drogues (Le Vin) puis tente de se noyer dans la foule anonyme de Paris pour y dénicher une forme de beauté (Tableaux parisiens) avant de se tourner vers le sexe et les plaisirs physiques (Fleurs du Mal). Après ce triple échec vient la révolte contre l'absurdité de l'existence (Révolte) qui, elle aussi s'avérant vaine, se solde par La Mort.

III. ETUDE THEMATIQUE

 On peut tenter d'opérer un "regroupement" thématique : les thèmes du spleen, de la ville, des pauvres, de la femme, du poète, du rêve, du temps, du voyage ... sont récurrents et peuvent regrouper plusieurs poèmes.

Ainsi peut-on proposer le tableau suivant :

La condition du poète

I ; III ; V ; VII ; IX ; XIV ; XXVII ; XXXVI ; XXXVIII

Les femmes

II ; XI ; XIII ; XXV ; XLII ; XXXVIII ; XLIII

L'enfance

XV ; XIX ; XX XI

Les pauvres

XIV ; XIX ; XXVI ; XXVIII ; XXX ; XLIX

La solitude

V ; X ; XII ; XXIII ; XXIV

Le spleen

I ; VI ; X ; XII ; XXI ; XXIII ; XLV ; XLVIII ;

Le voyage

XVI ; XVII ; XVIII ; XXIV ; XLI

Le temps

XXII ; XXXIII ; XXXIV ; XXXIX

La satire de la société

IV ; VIII ; XX ; XXIII ; XL ; L

Les foules et la ville

I ; IV ; IX ; XII ; XIII ; XIV

 

 

IV. L’ESPACE ET LE TEMPS DANS LES FLEURS DU MAL.

 

Le poète ne se supporte pas : le spleen révèle son impuissance à trouver à lui un recours contre l’influence délétère du climat. Il n’a pas d’énergie et l’ennui représente une expérience du temps et de la privation d’être. Le temps baudelairien vampirise les forces du poète.

Quant à l’espace baudelairien, il connaît une division antithétique : le haut étant oppose au bas. La terre est considérée comme le lieu de la déchéance du poète, il est sans valeur sur la terre. (Poème II L’albatros). Le poète est étranger au milieu de ses contemporains car il n’est pas compris («exilé sur le sol au milieu des huées »), d’où son mal être. Le poète a donc besoin de s’élever vers le haut où il se sent mieux. Cette élévation, BAUDELAIRE l’accomplit  à travers son imagination (Élévation  vers 10 à 20). On remarque aussi dans ce recueil la fascination du poète devant les grands espaces : «L’homme et la mer ».

 

V. CARACTERISTIQUES DU GENRE ET DU COURANT AUQUEL APPARTIENT LES FLEURS DU MAL

 

 

Charles BAUDELAIRE est un poète charnière entre les différents mouvements littéraires auxquels il appartenait et qui s’opposaient parfois comme le parnasse et le romantisme. En effet, durant la vie de Baudelaire, différents courant littéraires sont présent : le symbolisme, le parnasse, et enfin le romantisme. Il s’est donc servit de tous ces mouvements comme base et en a fait un « bloc », ce qui a donné des œuvres indémodable au fil des années.

 VI. STYLE DE L’AUTEUR

 Avec les "Fleurs du mal "BAUDELAIRE utilise les traits les plus marquants de la poésie moderne. Ses vers respectent les règles de l'accentuation et utilise des figures de style qui évoquent un goût certain pour la provocation. Baudelaire a apporté un soin particulier à la disposition de son recueil. Les Fleurs du Mal ne sont pas une succession de poèmes qui prennent place au fur et mesure de l’inspiration de l’auteur. Baudelaire les a disposés suivant un itinéraire bien précis.

 CONCLUSION

 Les Fleurs du Malexpriment une extraordinaire prise de conscience de la vraie nature du fait poétique. On a souvent répété que le recueil était une œuvre construite, avec un commencement et une fin, mais on a rarement perçu dans l’esthétique des Fleurs du Mal l’affirmation d’un ordre fondé sur la « domination du hasard », sur une conception claire et rationnelle de l’art.

Merci pour votre attention appuyée !