Techniques d’expression écrite et orale

Objectifs du Module:

-      Maîtriser les moyens et les formes d’expression de base ;

-      Savoir communiquer en milieu professionnel.

 

NOTION DE COMMUNICATION ECRITE ET ORALE.

La communication : de façon générale, communiquer, c’est transmettre un message (communication à sens unique). Étymologiquement, « communication » vient de « communicatio » qui veut dire « être en relation avec ». Elle vient aussi de « communicare » qui veut dire « mettre en commun, partager une expérience ». Du point de vue de l’émetteur, communiquer, c’est toute tentative de se faire comprendre et du point de vue du récepteur, c’est tout effort de comprendre. Communiquer, c’est aussi gérer une situation d’échanges avec autrui. Selon C. H. COOLEY la communication renvoie à l’expression de la physionomie, aux mots, aux gestes, à l’organisation des messages, au téléphone, au chemin de fer, bref à tout ce qui va jusqu’au tout dernier achèvement de la conquête de l’espace et du temps.

La communication intervient dans tous les domaines.

v  Sur le plan politique : on ne peut pas se passer de la communication. Elle intervient dans la gouvernance politique (porte-parole du gouvernement), dans chaque ministère (DCPM : Direction de la Communication de la Presse Ministérielle).

v  Sur le plan économique (commerce) : marketing, on incite à la consommation à travers la publicité, les techniques de communication le e-commerce, les techniques de marketing.

v  Dans la famille, le foyer : sans communication, pas de vie de foyer : première des dix principales causes de divorce en France.

v  Dans le domaine de l’éducation : l’école est le lieu de communication par excellence. D’où la nécessité d’avoir des techniques de communication, d’entretien et d’animation

I. TECHNIQUE D’EXPRESSION ÉCRITE

Le français qui s’écrit et celui qui se parle sont très différents. Il suffit, pour s’en apercevoir, d’étudier l’enregistrement au magnétophone d’une intervention orale, et d’essayer de la transcrire sur le papier tel qu’on l’entend… Il y a là deux codes, autrement dit deux systèmes de communication qui possèdent, chacun, leurs caractères particuliers, aussi bien pour la construction des phrases que dans le choix des mots, ou dans la façon de « ponctuer » - sans oublier toute la part de l’expression qui est propre à l’oral et disparaît à l’écrit : gestes, mimiques, intonations… Passer d’un code à l’autre pour transmettre la même information (par exemple, d’une communication téléphonique à une lettre) fait apparaître clairement la nécessité de se plier à des règles spécifiques.

            Si vous produisez une information écrite, dans toute la mesure du possible il faut imaginer votre destinataire, bien « cibler » votre message.

            Ce qui intimide dans l’écriture, c’est qu’elle est une communication à distance et qu’elle a un caractère persistant et définitif. Le scripteur œuvre de loin, hors de la présence du destinataire. Il est donc contraint d’être complet et prévoyant : son message doit être auto-suffisant immédiatement et ne pourra être corrigé.

Enfin l’écrit reste ; l’effet qu’il produit ne peut être effacé et le texte est susceptible d’être relu, exploité, irrémédiablement.

            Nous n’avons pas l’intention de passer en revue tous les aspects du code de l’écrit, mais nous rappellerons la nécessité de contrôler l’orthographe, d’observer les règles de ponctuation et d’organiser des paragraphes. Ainsi la correction matérielle du texte facilitera la transmission de vos idées.

 

LES CARACTÉRISTIQUES DE LA COMMUNICATION ÉCRITE

Dans la communication écrite, le destinataire est éloigné. Le message doit donc être complet et lisible. La grammaire doit correspondre à l'usage correct, ainsi que la ponctuation et l'orthographe. Le vocabulaire est en général plus élaboré qu'à l'oral. Ce qui marque avant tout la communication écrite est le souci d'être compris du destinataire, à qui on ne pourra pas toujours expliquer une deuxième fois le message qu'on veut lui transmettre.

1. LISIBILITÉ RÉDACTIONNELLE

Améliorer la lisibilité rédactionnelle, c'est s'efforcer d'écrire le plus simplement et le plus clairement possible pour que la lecture soit naturelle et aisée. Un texte mis en page de façon agréable et aérée ne sera pas lisible pour autant si la syntaxe est obscure, les phrases trop longues ou le vocabulaire incompréhensible. Pour s'assurer une bonne lisibilité rédactionnelle, il faut :

v  Privilégier les phrases courtes et les énoncés concis,

v  Adopter les constructions les plus simples et les plus claires,

v  Préférer les tournures les plus courantes : l'actif, l'affirmatif, le personnel,

v  Limiter l'emploi de la subordination,

v  Employer les bonnes prépositions,

v  Éviter les tournures lourdes.

  • Brièveté et concision

La compréhension et la mémorisation d'un énoncé sont conditionnées par sa longueur. Pour être lisible, il faut formuler des phrases courtes (12 à 20 mots). La brièveté des phrases doit s'accompagner d'un effort de concision. Il faut éliminer les redondances, les périphrases et préférer les constructions simples.

  • Simplicité et clarté
  • La  simplicité  des  constructions  est un important facteur de lisibilité.  Dans
    l'organisation de la phrase, il faut respecter l'ordre normal des groupes fonctionnels : sujet-verbe - complément. Il faut aussi éviter de construire plusieurs subordonnées ainsi que les incises.
  • La clarté de la construction dépend de la logique de la démarche. L'idée directrice
    doit précéder le  développement,  les  énumérations,  les  exemples.  Les articulations logiques, contribuent à éclairer davantage l'énoncé.

La bonne ponctuation permet de gagner en simplicité et en clarté.

Exemple : comparer le sens des phrases suivantes :

Jacques dit : « le maître est un sot ». Jacques, dit le maître, est un sot. Jacques ! Dis ! « Le maître est un sot ».

  • Privilégier l'actif, l'affirmatif, le personnel

II faut privilégier la voix active car elle met l'accent sur l'auteur de l'action alors que la voix passive entraîne des constructions indirectes souvent maladroites et allonge l'énoncé. Il faut préférer la tournure affirmative qui est plus brève que la tournure négative qui est plus longue et peut créer un contresens. Il faut également préférer les tournures personnelles, plus concrètes, qui donnent lieu à des constructions simples.

2. LA CORRECTION DE LA LANGUE

Les incorrections nuisent à la qualité d’un message.

Les principales incorrections peuvent être répertoriées de la façon suivante :

-          les néologismes ;

-          les paronymes ;

-          les pléonasmes ;

-          les barbarismes.

LA SUPPRESSION DES NÉOLOGISMES

  • Définition

Le néologisme consiste à :

-          Inventer des termes nouveaux ;

-          Créer des mots nouveaux en les calquant sur des expressions étrangères ;

-          Donner un sens nouveau à un terme ancien.

  • L’origine des néologismes

Les néologismes proviennent du besoin de nommer des réalités nouvelle0s, des caprices de la mode ou du désir qu’éprouve une génération d’affirmer son existence, son identité. Ces mots nouveaux peuvent être empruntés à d’autres langues.

Listes de quelques néologismes à ne pas utiliser

À  éviter

Utiliser à la place

background

Arrière-plan, contexte, ou acquis, antécédents expérience, passé

Faire un break

Faire une pause

Un briefing

Une réunion de travail, une réunion d’information

business

Affaires

Check-up

Examen, bilan de santé, examen de santé

Un clash

Un désaccord soudain et violent

rewriting

Réécriture

 timing

Calendrier, chronologie

 

L’UTILISATION À BON ESCIENT DES PARONYMES

  • Le paronyme

Un paronyme est un mot proche d’un autre par le son, par la forme et par son orthographe.

Exemple de paronymes

Acceptation : action d’accepter

Acception : sens qu’on donne à un mot, égard, préférence

Amnistie : pardon collectif accordé par le pouvoir législatif

Armistice : suspension d’armes

Astrologue : homme qui prétend prédire les événements d’après l’inspection des astres

Astronome : savant qui étudie les mouvements, la constitution des astres

Affleurer : mettre de niveau deux choses contiguës, être au niveau de

Effleurer : toucher, examiner légèrement

Allusion : mot, phrase qui fait penser à autre chose, à une personne sans qu’on en parle

Illusion : erreur des sens ou de l’esprit qui fait prendre l’apparence pour la réalité

Anoblir : donner un titre de noblesse

Ennoblir : donner de la noblesse morale, de la dignité

Avènement : venue, arrivée, élévation à une dignité suprême.

Événement : issue, fait, incident remarquable.

Collision : choc, contact.

Collusion : entente secrète entre deux parties, deux personnes pour tromper un tiers.

Prolongation : accroissement dans le temps (prolongation d’un match, d’un congé)

Prolongement : accroissement dans l’espace (prolongement d’un mur)

Raisonner : faire usage de sa raison

Résonner : renvoyer le son, retentir

Recouvrer : rentrer en possession de ce qu’on a perdu (recouvrer la vue, le courage)

Recouvrir : couvrir de nouveau

Souscription : engagement pris par écrit ou par simple signature.

Suscription : adresse écrite sur l’extérieur d’un pli

Suggestion : action sur l’esprit pour imposer une pensée.

Sujétion : domination qui subjugue ; état de celui qui est sujet d’un chef

Tendresse : sentiment d’amour, d’amitié, témoignage d’affection

Tendreté : qualité de ce qui est tendre, en parlant des viandes, des légumes.

LA SUPPRESSION DES PLÉONASMES

Au grand maximum

Passer en première priorité

Un faux prétexte

Une panacée universelle

Un fait concret

Une erreur involontaire

Seul et unique

Après autorisation préalable

Actuellement en cours

 

Exclusivement réservé

 

réunir ensemble

Doit obligatoirement

S’entraider mutuellement

Un monopole exclusif

Sûr et certain

Assez satisfaisant

Se cotiser à plusieurs

Puis ensuite

 

Un délai d’une durée de

Se succéder les uns aux autres

Différer à une date ultérieure

Différer à une date ultérieure

Différer à une date ultérieure

Différer à une date ultérieure

Devenir par la suite

Devenir par la suite

Devenir par la suite

Devenir par la suite

Des perspectives d’avenir

Des perspectives d’avenir

Des perspectives d’avenir

Des perspectives d’avenir

LES BARBARISMES ET LES SOLÉCISMES

Le barbarisme (de barbare) est une faute de langage qui consiste à employer des mots ou déformés ou même inexistants ou bien aussi dans un sens qu’ils n’ont pas.

Le solécisme (de Soles, colonie grecque de Cilicie où l'on parlait très mal le grec) est, à l'encontre du barbarisme, une faute contre la syntaxe. Dire, par exemple, je vous cause pour je vous parle ou je cause avec vous, c'est faire un solécisme.

Voici quelques barbarismes et quelques solécismes les plus répandus.

 Ne dites pas

Dites plutôt

S’avérer vrai 

S’avère

S’avérer faux.

Se révéler faux.

Il est furieux après vous.

I1 est furieux contre vous.

Il a demandé après vous

Il vous a demandé.

C’est à vous à qui je parle.

C’est à vous que je parle.

Il est furieux après vous.

I1 est furieux contre vous.

 

II. TECHNIQUE D’EXPRESSION ORALE

 

1. PARLER EN PUBLIC ET IMPRESSIONNER VOTRE AUDITOIRE

Dans nos sociétés contemporaines, la communication est un élément vital qui vous permet de faire face au temps et aux changements d'environnement.

Le fait de savoir parler en public est donc devenu un atout essentiel. La diversité des opinions aujourd'hui a augmenté le besoin de savoir bien parler en public.

Les gens ont désormais besoin de faire entendre leur voix et d'exposer leur opinion devant un grand nombre de personnes.

Dans la vie politique, les discours publics ont joué un rôle essentiel dans le maintien des régimes politiques. Mais les influences du débat public vont plus loin encore, et affectent notre vie ainsi que nos décisions au quotidien. On retrouve ainsi le discours public à l'école, en entreprise, ou même à la maison.

Le fait de parler en public peut parfois être un véritable challenge, voire une source d'embarras à la fois pour les gens normaux et les gens de renom (entrepreneurs, artistes, professeurs etc.).

Ces gens peuvent être mal à l'aise en parlant en public. Ils commencent à avoir les mains moites, à bredouiller, et à perdre leurs mots. Ces manifestations de stress peuvent avoir des effets négatifs sur l'orateur ainsi que sur le public.

                 2. LES RÔLES DU DISCOURS PUBLIC DANS VOTRE VIE

Le fait d'être un bon orateur public peut vous ouvrir des portes qui, au départ, semblaient infranchissables. C'est un excellent moyen d'avancer dans votre carrière et d'accroître votre cercle de connaissances.

1er rôle : Bien parler en public favorise votre développement personnel

Savoir parler en public fait partie des qualités qui vous permettent d'avoir confiance en vous.

Après un bon discours, l'orateur devient plus confiant car il sait que le public répond d'une manière positive à ses idées. Cela lui permettra aussi d'être plus confiant lorsqu'il parlera devant un nombre restreint de personnes. Il sera aussi capable de s’améliorer et de s’ouvrir aux autres. D'ailleurs, plus vous parlez en public, plus vous augmentez votre rôle personnel car vous allez parler à des gens plus haut placés.

Finalement, le fait de parler en public vous donnera la confiance suffisante pour progresser et vous épanouir dans ce que vous faites.

2e rôle : Le fait de parler en public influence votre société

Vous n'êtes pas le seul à profiter de vos capacités à prendre la parole devant un public : la société toute entière va bénéficier de ce genre de qualité.

La plupart des gouvernements ont besoin d'entendre la voix de leurs citoyens. Avec une bonne capacité de communication, vous pouvez transmettre des messages forts sur un groupe d'individus ou une société toute entière.

Un exemple ici serait la discussion au sein d'une communauté.

Habituellement, lorsqu'un voisinage organise des réunions fréquentes, les individus se fixent des objectifs et des actions à entreprendre.

Lors de la discussion, plusieurs opinions font surface et chacun doit parler devant l'ensemble du groupe.

Quel que soit l'environnement, on trouve des gens qui doivent parler devant un public : les élèves doivent réciter devant la classe, les citoyens s'expriment sur des sujets d'actualité, les vendeurs d'adressent à un public, le président d'une compagnie doit faire des discours devant ses actionnaires etc. Vous ne pouvez pas y échapper.

3e rôle : Le fait de parler en public développe votre carrière

Parler en public peut aider votre carrière et vos finances.

Des chercheurs ont prouvé que le meilleur indicateur de succès est le nombre de discours qu'un individu a dû faire au cours de sa carrière.

Plus vous gravirez les échelons dans votre entreprise, plus votre patron vous demandera de faire des présentations et de prendre la parole devant un certain nombre de personnes (clients ou collègues).

Plus vous vous élevez, plus vos responsabilités sont importantes notamment celle de manager des individus, et pour ce faire, vous devrez communiquer de manière irréprochable.

Si un vendeur n'est pas capable d'expliquer les avantages de son produit, son chiffre d'affaires baissera à grande vitesse.

Cette règle s'applique aussi aux infirmières, médecins, pompiers et autres professions.

En conclusion, quel que soit le chemin que vous parcourrez, vous rencontrerez des situations où vous devrez parler en public.

3. COMMENT DEVENIR UN BON ORATEUR.

Vous avez certainement entendu des professeurs donner des cours monotones et ennuyeux.

Des présentations sans dynamisme seront systématiquement mal acceptées par l'auditoire. Pour éviter cette situation, mémorisez les principes fondamentaux d'un bon discours.

  • RESPECTEZ LA DIVERSITÉ DE L'AUDITOIRE

Les bons orateurs ne prennent pas leur auditoire de haut. Ils considèrent chaque auditoire comme leur égal.

Ils savent que ceux qui l'écoutent ont des profils différents et qu'il doit utiliser différentes techniques pour les intéresser tous.

Avant de préparer votre discours, considérez d'abord votre auditoire.

Prenez en compte les éléments suivants : âge, sexe, nationalité. Que savent-ils sur votre sujet ? Quelles sont leurs croyances, leurs valeurs ? Adaptez votre discours à ces contraintes.

L'expérience de parler en public sera beaucoup plus agréable si vous vous préparez aux disparités individuelles et culturelles de votre auditoire.

Par exemple, est-ce que les hommes et les femmes apprécieront vos idées de la même manière ? Est-ce que les étrangers seront aussi à l'aise que les locaux avec votre niveau de vocabulaire ? Est-ce qu'en vous adressant à un public plus jeune, vous risquez d'offenser certains individus plus âgés ?

Plus vous en savez sur ceux qui vous écouteront, plus vous serez capable de retenir leur attention et de les satisfaire. Ils seront ensuite plus à l'aise en vous écoutant et vous pourrez interagir avec eux plus naturellement.

  • SACHEZ ÊTRE À L'ÉCOUTE

Un bon orateur est à la fois capable de bien parler et de bien écouter. L'information doit circuler dans les 2 sens.

Quelle est l'utilité d'un discours bien préparé si personne ne vous écoute ? Et comment vous connecter avec votre auditoire si vous n'êtes pas à l'écoute de leurs réactions, mêmes subtiles ?

4. ORGANISEZ VOTRE DISCOURS POUR FACILITER LA COMPRÉHENSION ET LA MÉMORISATION

Les meilleures présentations sont celles qui lient les idées de manière logique, avec un fil conducteur pour faciliter la compréhension.

Une telle présentation est efficace car votre auditoire pourra facilement suivre vos arguments et ne perdra pas le fil de votre réflexion.

Voici le plan d'une bonne présentation :

Introduction : Capturez l'attention de votre auditoire, augmentez leur intérêt, et donnez-leur un aperçu global de votre présentation.

Corps principal : Commencez par exposer vos idées principales. Maintenez une forme d'organisation et soutenez vos idées avec des aides visuelles.

Conclusion : Reprenez l'ensemble de vos idées, n'hésitez pas à vous répéter, ceci permettra à votre auditoire de mémoriser les points principaux de votre discours.

  • MAÎTRISEZ LA LANGUE

Ne vous perdez pas dans des phrases compliquées.

Maintenez un niveau de vocabulaire relativement simple. Si vous utilisez plusieurs mots pour exprimer une même idée, cela risque d'entraîner une confusion chez vos auditeurs.

Exposez plutôt vos idées de manière simple et concise pour que vos arguments soient plus percutants.

  • SOYEZ DYNAMIQUE ET ENTHOUSIASTE

Les novices dans le domaine des présentations ont tendance à mémoriser l'ensemble de leur discours ou à lire leurs notes en permanence. Du coup, ils ne sont pas naturels.

Parlez normalement aux gens. Pour être naturel et dynamique, faites comme si vous parliez à un ami.

En d'autres termes, évitez de vous cacher derrière un personnage, parlez comme s'il s'agissait d'une conversation normale.

  • NE DONNEZ QUE DES DISCOURS ÉTHIQUES

La pertinence et le bon sens sont très importants.

Votre auditoire ne pourra vous accepter qu'à partir du moment où vous présentez des arguments pertinents. Évitez le plagia, la falsification et l'exagération.

Lorsque vous essayez de persuader votre auditoire, ne manipulez pas et ne forcez pas les gens à adhérer à vos idées.

Développez de bons arguments à travers une réflexion logique. C'est la persuasion à travers l'éthique.

En fin de compte, un bon orateur cherche à changer les croyances, les valeurs et les idées du public en les persuadant avec des arguments pertinents.

 

            5. COMMENT DELIVRER VOTRE MESSAGE DE MANIERE EFFICACE

Après toutes ces préparations, vous allez finalement vous présenter face à l'auditoire.

Vous avez peut-être passé des jours ou des semaines entières à analyser votre auditoire, choisir vos arguments, organiser et répéter votre discours bien que la présentation ne durera que quelques minutes... Mais c'est l'étape cruciale.

Si, à la sortie d'une présentation, vous demandez à des personnes de l'auditoire de donner leurs commentaires, vous aurez ce genre de réponses : "Je trouve qu'elle a une voix très agréable", "II aurait pu bouger un peu plus", ou "Je n'arrive pas toujours à l'entendre distinctement".

Voyez comme les remarques s'orientent vers la manière dont les idées étaient présentées et les capacités communicatives du présentateur.

Cependant, un bon mode de présentation ne fait pas tout : vous aurez beau être charismatique, si le contenu ou la préparation ne suit pas, la présentation ne sera pas une réussite totale.

Mais pour la plupart des gens, c'est la présentation elle-même qui pose problème plutôt que toute la phase de préparation et de recherche.

Plus vous serez à l'aise pendant la présentation, plus vous votre présentation sera susceptible d'être un succès.

Votre manière de présenter n'est pas plus importante que le contenu, mais sans cet art, votre auditoire n'écoutera pas ce que vous avez à dire.

Pour rendre votre présentation crédible, vous devez vous entraîner.